L’artiste congolais Koffi Olomidé condamné à 8 ans de prison ferme !


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Le chanteur congolais a été rejugé devant la cour d’appel de Versailles pour avoir agressé sexuellement quatre danseurs de 2002 à 2006

Lundi soir, la star congolaise lombarde Kofi Olomid a fait appel à Versailles pour agression sexuelle et kidnapping de ses quatre anciens danseurs et a été condamnée à huit ans de prison.

Face au chanteur de Fa-Gong qui a assisté à l’audience, le parquet a demandé l’annulation du « naufrage » du verdict de première instance et la condamnation de la superstar internationale « l’homme puissant » résidant désormais en France. Koffi Olomidé retente En première instance, le tribunal de Nanterre l’a condamnée à deux ans de prison en mars 2019 pour « agression sexuelle » sur l’une des jeunes femmes alors qu’elle avait été déclarée mineure.

Le procureur, qui a requis une peine de sept ans de prison, a fait appel de cette condamnation. Le chanteur star de la République démocratique du Congo (RDC) avait été relaxé des poursuites concernant trois des danseuses

Le jugement sera mis en délibéré à une date ultérieure.

Quatre femmes congolaises, qui ont déposé une plainte entre 2007 et 2013 et sont parties civiles au procès, accusent Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.

Depuis, aucune n’est retournée au Congo par «peur» des conséquences face à une star internationale qu’elles surnommaient avant l’affaire le «président.» L’une d’elles a déclaré avoir fait au moins une tentative de suicide.

De son vrai nom Antoine Agbepa Mimba, Koffi Olomidé, pull clair sous une grande veste marron, s’est pour la première fois exprimé publiquement sur l’affaire, dénonçant les «mensonges» des parties civiles de sa voix grave. «Ce sont des récits concertés», un «complot» pour «casser ma carrière», a-t-il dit.

La séquestration ? Elles «allaient sur les Champs-Élysées «librement, assure-t-il. Elles ne pouvaient sortir qu’escortées ?» Elles demandaient qu’on les accompagne», poursuit le chanteur.

Le jugement sera mis en délibéré à une date ultérieure.

Quatre femmes congolaises, qui ont déposé une plainte entre 2007 et 2013 et sont parties civiles au procès, accusent Koffi Olomidé de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises, et de les avoir forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.

Depuis, aucune n’est retournée au Congo par «peur» des conséquences face à une star internationale qu’elles surnommaient avant l’affaire le «président.» L’une d’elles a déclaré avoir fait au moins une tentative de suicide.

De son vrai nom Antoine Agbepa Mimba, Koffi Olomidé, pull clair sous une grande veste marron, s’est pour la première fois exprimé publiquement sur l’affaire, dénonçant les «mensonges» des parties civiles de sa voix grave. «Ce sont des récits concertés», un «complot» pour «casser ma carrière», a-t-il dit.

La séquestration ? Elles «allaient sur les Champs-Élysées «librement, assure-t-il. Elles ne pouvaient sortir qu’escortées ?» Elles demandaient qu’on les accompagne», poursuit le chanteur.

«Le rêve français»

Koffi Olomidé a cependant reconnu qu’il avait un «droit de regard» sur leurs sorties, car, «au Congo, ils ont tous le rêve français». Il a plaidé qu’il devait vérifier qu’elles ne cherchaient pas à rester illégalement en France à l’issue de la tournée parisienne.

Deux autres hommes, proches du chanteur, qui vit désormais en France, sont également rejugés, accusés de complicités. L’un d’eux – qui évoque aussi des «mensonges» des parties civiles afin de rester en France – a reconnu qu’il était «obligé» de les suivre lorsqu’elles sortaient du pavillon, car «elles ne connaissaient pas la route», pour faire les courses, par exemple, a-t-il dit.

C’est dans ce contexte que, selon les plaignantes, le chanteur les aurait agressées sexuellement. «Ça s’est passé dans des hôtels, parfois dans la voiture […] dans des studios d’enregistrement…» a raconté l’une d’elles, en larmes à la barre.

«C’est faux, c’est tout faux», s’est auparavant écrié Koffi Olomidé, «à aucun moment je n’étais seul avec ces filles», s’est-il évertué à répéter. Lors de l’enquête, il avait initialement été mis en examen pour viol, avant une requalification. «Comment vous pouvez faire l’amour dans un studio ? J’hallucine ! Il y a des ingénieurs du son, il y a des assistants… Ça n’existe pas !» a-t-il lancé avant le témoignage des parties civiles.

Celles-ci ont déclaré avoir été forcées à subir des relations sexuelles «plusieurs fois» puis trois fois par semaine» pour l’une ou «trois ou quatre fois dans le mois» pour une autre. «Je me suis laissée faire, mais je n’avais pas envie», a expliqué l’une d’elles à la barre, son avocat Me David Desgranges parlant d’«emprise» du chanteur sur ses troupes.

Koffi Olomidé a déjà été condamné en RDC, en 2012, pour violence, et avait été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses.

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